J’ai tiré cette extrait d’un excellent livre (Les Chevaliers d’Émeraude tome 8).
Il naquit un jour, dans le royaume le plus vaste,
Une rare beauté de la plus haute caste,
Des yeux couleur de ciel, des cheveux de sable,
Qui remplirent ses parents d’une joie incomparable.
Elle grandit près d’eux en beauté et en grâce,
Mais son intelligence s’assortit d’audace,
Et elle ne désira pas, pour elle-même,
Comme sa mère porter le diadème.
Elle quitta la terre de ses vaillants ancêtres,
Et sans jamais penser à son propre bien-être,
Fit régner la paix et la justice de fer,
Soulageant ceux qui vivaient dans la misère.
Que d’hommes méritants et courageux,
L’approchant, se brûlèrent à ses feux!
Car cette ravissante dame ne voyait
Que celui qui lui semblait parfait,
Ignorant la vive lumière enveloppant
Son compagnon qui manquait de cran.
Abandonné au détour du chemin,
Le cœur en lambeaux et rempli de chagrin,
Il chemina jusqu’à la rivière aux eaux rapides…
Où, désenchanté, il contempla le vide
Les événements heureux de sa courte vie
Lui revinrent en mémoire et il comprit
Que les dieux l’avait choisi sciemment
Pour secourir les misérables de son clan.
mike90